• Keuwa ? Cela fait 3 ans que je n'ai pas mis de chanson du jour ?!?

    Allez hop hop hop, c'est reparti avec un groupe mélangeant savamment le hip hop, le groove et le metal ! yes

    Ça donne la pêche, non ?

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  •  Ikumen After, tome 1 de Kazuma Kodaka

    Merci à

    Bestiarius, tome 1 de Masumi Kakizaki

    et aux éditions 

    In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

    pour ce partenariat !

    fiche détaillée

    Scenario > Kazuma Kodaka
    Dessin > Kazuma Kodaka
    Editeur > Taifu Comics
    Série > Ikumen after
    Genre > Yaoi, romance
    Date de parution > 2011 pour l'édition originale, 2016 pour la présente édition
    Nombre de pages > 160
    Traduction > du japonais par Nicolas Pujol

    auteurs
    (sources : Babelio)

    Née à Kobe, Kazuma Kodaka commence sa carrière en 1989 dans le magazine Shōnen Champion. Elle se fait surtout connaître pour des mangas appartenant au genre yaoi, prétexte à des scène érotiques entre jeunes hommes. Elle réalise aussi de nombreux dōjinshi, ou parodie de mangas ou animes connus comme Les Samouraïs de l'Éternel, Slam Dunk, Hikaru no Go, Prince of Tennis, Fullmetal alchemist, Yakitate!! Japan et Gankutsuou.
    Ses mangas les plus connus sont Not Ready?! Sensei et Kizuna, qui a été traduit en anglais, allemand et français. Elle représente souvent des héros androgynes, conformément au canon du shōjo manga. Ils évoluent dans le quartier gay de Shinjuku ni-chome mais ont parfois des liens avec les yakuza de la mafia japonaise...

    quatrième de couverture

    Jeune entrepreneur surmené et père célibataire d’un petit garçon, monsieur Asakura a du mal à gérer sa situation professionnelle et l’éducation de son fils en même temps. C’est alors qu’il rencontre Kentarô, lui aussi dans la même situation familiale. Les deux hommes au caractère et au rang social totalement opposés deviennent alors amis, avant de prendre petit à petit conscience de leurs sentiments réciproques...

     

    avis personnel

    Je vais être honnête d'entrée de jeu : je suis passée à côté de ce manga, qui faisait trop... manga ! Entendez par là qu'il me faisait penser aux anime que je visionnais adolescente, avec les codes graphiques et les attitudes expressives à outrance... Cela m'agaçait déjà un chouia à cette époque (bon, Ok, j'avoue : voir Laura assener une grosse massue sortie de nulle part sur la tête de Nicky Larson pour exprimer sa colère me faisait rire !), mais étant plus jeune, je me montrais plus indulgente et arrivais à passer outre. Là, j'avoue que ça a vraiment coincé !
    Vous me direz qu'en choisissant de lire un manga, j'aurais dû accepter par avance ces codes narratifs un peu exagérés, sauf que les mangas que j'ai lus jusqu'à présent en étaient plus ou moins dépourvus. A croire que j'ai bénéficié jusqu'ici d'une chance insolente !

    Bref, j'ai trouvé en outre l'histoire bien niaise et les personnages assez caricaturaux. Leur relation se noue très rapidement. C'est dommage car les thématiques abordées (la monoparentalité, l'homoparentalité, le transgenre) étaient très intéressantes, d'autant plus que l'auteure a su se montrer pleine de bienveillance et de tendresse pour ces deux pères célibataires un peu débordés tout en traitant parfois le sujet avec beaucoup de finesse. Je n'ai du coup pas compris pourquoi les tentatives de Kentarô pour séduire monsieur Asakura étaient à ce point grossières, gâchant la fraîcheur de la romance.
    Autre petit point négatif : je n'ai réussi à retenir le nom des différents protagonistes qu'à la fin.

    Concernant le graphisme, celui-ci est vraiment très joli, servant à merveille cette petite histoire tout mignonne.

    Je remercie les éditions Taifu comics ainsi que Babelio pour ce partenariat !

    Appréciation :

    note : 2 sur 5

    extrait

     Ikumen After, tome 1 de Kazuma Kodaka   Ikumen After, tome 1 de Kazuma Kodaka

    divers

    Ma 7è participation au challenge de Ichmagbücher - (romance érotique)

    In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus babelio

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    2 commentaires
  • Caroline Bingley de Jennifer Becton

    fiche détaillée

    Auteur > Jennifer Becton
    Editeur > Milady
    Collection > Pemberley
    Genre > romance historique, austenerie
    Date de parution > 2013 dans l'édition originale, 2013 dans la présente édition
    Titre original > Caroline Bingley
    Format > ePub
    Poids du fichier > 1430 Ko (384 pages)
    Traduction > de l'anglais  par Wanda Morella

    auteur

     

    Jennifer Becton est écrivain et éditrice (Becton Literary Services) depuis 2000.
    Elle est titulaire d'un BA à Mercer University.
    Elle vit en Caroline du Nord, avec son mari Bert et son chat Puttytat.
    Elle est également férue d’équitation et possède un cheval qui répond au doux nom de Darcy.
    site de l'auteure -

     

    quatrième de couverture

    Dans Orgueil et Préjugés, Caroline n’a qu’une idée en tête: faire main basse sur le très convoité Mr Darcy. Peine perdue, ce dernier lui préfère Elizabeth Bennet, celle-là même dont Caroline n’a de cesse de se moquer. Bannie de la demeure de son frère, la voilà contrainte de retourner vivre chez ses parents, loin de Londres. Contre toute attente, ses rêves les plus fous – une lignée ancestrale, un titre, un domaine – sont enfin à sa portée en la personne de Mr Charlton. Mais l’homme qui la séduit, Mr Rushton, n’a que l’amour à lui offrir. Caroline sera-t-elle prête à renoncer à ses ambitions pour écouter son cœur ?

    première phrase

    "Bannie. Ce mot résonnait dans l'esprit de Caroline Bingley au rythme des sabots de l'attelage."

    avis personnel

     Ce roman met en lumière l'un des personnages secondaires les plus détestés d'Orgueil et Préjugés : j'ai nommé l'orgueilleuse, égoïste, hypocrite et vaniteuse Caroline Bingley.

    Je n'attendais rien de cette austenerie, mais je dois avouer que j'ai été fort agréablement surprise. Et pourtant, Caroline y est dépeinte plus snobinarde et méprisante que jamais.
    L'action prend place immédiatement après le double mariage de Charles Bingley avec Jane Bennet et de Fitzwilliam Darcy avec Elizabeth Bennet. Mortifiée, Caroline n'a pu empêcher ce dernier. Pire, elle se voit contrainte par son frère de rejoindre leur mère dans leur propriété au nord du pays, loin de toute civilisation, accompagnée du chaperon qu'il lui a imposé, Mrs Pickersgill, une femme forcément sans distinction puisque d'un rang inférieur au sien, et d'y rester tant qu'elle ne se sera pas excusée auprès de la nouvelle Mrs Darcy.
    Décidée à quitter son exil sans avoir à s'humilier auprès de sa rivale, Caroline se met en chasse d'un mari fortuné et bien né. C'est alors qu'elle apprend la présence dans la région de son amie de pension, Lavina, venue aider son frère Mr Charlton à relever son titre de baron laissé vacant par la mort de leur frère aîné. Déterminée à revenir à Londres par la grande porte, Caroline se met en tête de se faire épouser par lui...

    J'ai beaucoup aimé les personnages de Mrs Pickersgill et Mr Rushton, l'ami de la famille, leur comportement très digne face à Caroline malgré les remarques désagréables de cette dernière. La jeune femme, qui les a pris en grippe dès le début, refuse en effet de prêter l'oreille à leurs judicieuses remarques ou mises en garde. Il faut dire que Mr Rushton ne peut s'empêcher de la taquiner, parfois un peu rudement, braquant la jeune femme contre lui.

    L'auteure ne peut s'empêcher d'utiliser certains des ressorts de l'œuvre originale mais appliqués à Caroline, or, ils étaient tellement bien intégrés à l'intrigue que cela ne m'a même pas agacée ! ^^
    Quelle jubilation de voir la détestable sœur de Charles Bingley subir à son tour ce qu'elle a infligé à la douce Jane Bennet !

    Bien que l'auteure respecte le caractère des personnages de Jane Austen et globalement les usages de l'époque, elle prend parfois quelques libertés qui détonent (l'insulte que Caroline utilise, son surnom "Caro" - so shocking ! -, la décision de Charles d'exiler sa sœur, ce qui ne correspond pas à son caractère conciliant et bienveillant, la tentation de Caroline de s'enfuir avec son prétendant, la rapidité avec laquelle elle convient de ses sentiments après s'être opposée si durement à l'élu de son cœur)...

    Alors, même si cette suite de Jennifer Becton n'est pas exempte de défauts, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Caroline Bingley... vivivi... Son évolution se fait en parfaite cohérence avec son caractère : elle ne change pas en profondeur, juste ce qu'il faut pour qu'on la comprenne et commence à l'apprécier. En ayant accès à ses pensées, on se rend compte que derrière cette arrogance et cette obstination se cache une certaine vulnérabilité, ce qui la rend plus humaine. Alors bien sûr, Caroline étant Caroline, elle ne se dépouillera pas de sa nature hautaine juste par amour, mais c'est justement ce que j'ai aimé : elle reste authentique et fidèle à elle-même tout en sachant à la fin reconnaître certains de ses torts. A l'occasion de cette amende honorable, on retrouve Elizabeth Darcy, et ce face-à-face entre les deux femmes est tout à fait convaincant ! D'ailleurs, l'auteure a été assez maligne pour ne faire apparaître que fugitivement les personnages emblématiques d'Orgueil et Préjugés, évitant ainsi les maladresses et la sensation de trahison qui sont les écueils principaux de certains romans para-austeniens.

    Appréciation :

    note : 3 sur 5

    divers

    Caroline Bingley de Jennifer Becton

     Ma 27ème participation au RV de Stephie.
     

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    10 commentaires
  • Avis de tempête d'Angéla Morelli
    fiche détaillée
    Auteur : Angéla Morelli
    Éditions : Harlequin
    Collection : HQN
    Parution : 2015
    Genre : Romance, nouvelle
    Format : ePub
    Poids du fichier > 2,22 Mo (40 pages)

     

    résumé

    Lorsqu’elle débarque au Québec pour les vacances de février, Candice fait immédiatement deux constats très inquiétants. Premièrement, il fait froid. Très, très froid. Ce qu’elle était loin de s’imaginer quand elle a préparé ses valises (comment ça sa petite doudoune ne va pas suffire ?). Deuxièmement, sa cousine n’est pas là, et impossible de la joindre. Alors, quand l’aéroport annonce sa fermeture imminente et qu’un charmant inconnu à l’accent aussi improbable que sa coupe de cheveux lui propose de lui servir de taxi, Candice accepte...

    auteur

    Angéla MorelliAngéla Morelli est née sur les rives verdoyantes de la Garonne, qu'elle a quittées il y a longtemps pour les brumes de la capitale. Professeur de Lettres le jour et traductrice la nuit (oui, c'est une super héroïne), elle est tombée dans la marmite de la romance en succombant, un soir d'inadvertance, au charme ténébreux de Joffrey de Peyrac. Quand elle a compris qu'elle n'épouserait jamais Rhett Butler, et en attendant de rencontrer enfin Ryan Gosling, elle a décidé d'écrire des romances dans lesquelles elle pourrait donner libre cours à son penchant pour les hommes intelligents et sexy. Elle se plaît dans le genre de la romance contemporaine urbaine dans laquelle humour et amour forment un cocktail détonant !
    blog de l'auteure -
    - sa Fanpage -

    première phrase

     "Au cours des quarante-deux dernières minutes, Candice avait cru quatre-vingt-quatre fois sa dernière heure arrivée, soit deux fois par minute."

    Mon billet

     Après L'amour est dans le pré, et Mêlée à deux, c'est la troisième romance que je lis de l'auteure. On y retrouve avec plaisir les ingrédients habituels, à savoir fraîcheur, légèreté, et une sacrée dose d'humour. Eh bien, malgré ces qualités évidentes, je n'ai cette fois pas tout à fait accroché à l'histoire ! Et pourtant, la thématique de cette nouvelle était en elle-même une promesse de douce félicité... Pensez ! le Québec fait parti de mes destinations de rêve. En outre, je craque absolument pour l'accent si sexy et si plein de peps de nos cousins outre-atlantique.
    Je pourrais avancer comme argument à la décharge de l'auteure que le format étriqué de la nouvelle l'a empêché de développer suffisamment ses personnages (effectivement, Candice et Martin manquent un peu d'épaisseur), or, dans Mêlée à deux, elle avait parfaitement réussi à planter le décor et le contexte de son histoire, et à esquisser un portrait fort convaincant de ses protagonistes. Mais ici, la mayonnaise ne prend pas. Candice et Martin sont pourtant très attachants, mais j'ai trouvé les dialogues un peu faiblards par moment, voire mièvres, et l'enchaînement  de certaines situations peu crédible.

    Malgré tout, il y a de fort bons moments : les quiproquos linguistiques, l'art cocasse de l'héroïne de se mettre dans des situations embarrassantes lui enlevant toute dignité, le talent de l'auteure de décrire très joliment la scène du premier baiser... et du suivant aussi !!

    Pour conclure, une histoire qui me laisse un peu frustrée. J'aurais bien aimé qu'elle soit plus longue d'une dizaine ou d'une vingtaine de pages, ce qui aurait eu l'avantage  de rendre plus vraisemblable la progression de la relation entre Martin et Candice...

    Appréciation :

    note : 2 sur 5

    divers

     

    Challenge organisé par A-Little-Bit-Dramatic (1/12)

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    2 commentaires
  • Les sortilèges du désir de Nancy McKenzie - Le Prince du Graal, tome 2

    fiche détaillée

    Auteur > Nancy McKenzie
    Editeur > Le Grand Livre du mois
    Série > Le Prince du Graal
    Genre > roman fantasy
    Date de parution > 2003 aux USA, 2004 pour la présente édition
    Titre original > Grail Prince, A Novel of Galahad, Son of Lancelot
    Nombre de pages > 410
    Traduction > de l'américain par Paul Benita

    auteur

    Nancy McKenzie est un auteur, née aux États-Unis en 1948. Passionnée par la légende du Roi Arthur, chacun de ses romans est centré sur un personnage ou une histoire secondaire du cycle arthurien. McKenzie s'inspire des nombreux auteurs ayant travaillé sur la légende pour créer une histoire détaillée et riche, en s'attachant aux êtres humains plutôt qu'aux reliques sacrées et à la magie, même si ceux-ci sont malgré tout présents dans ses romans.

    - site officiel -

    quatrième de couverture

    Le temps de la prophétie est arrivé : Galaad doit désormais se battre avec les hommes et contre les principes fanatiques, inculqués par son éducation. Il doit se consacrer à la quête que lui a confiée le roi Arthur, juste avant de mourir, et qui se dérobe sans cesse. La Dame du Lac se serait-elle moquée de lui ?

    Alors qu'il lutte de toute son âme pour donner un avenir à la Bretagne, il est incapable de dominer son passé. Ses ennemis se nomment Lancelot, son propre père, ou bien Perceval, son meilleur ami. En outre, lui, le plus redoutable de tous les chevaliers de la Table Ponde, affronte maintenant un adversaire plus terrible encore : lui-même. A l'heure où il devrait se montrer le plus vertueux de tous, il ne fait preuve d'aucune indulgence à l'égard d'autrui et doit vivre avec le pire des péchés sur la conscience. Proscrit, honteux, humilié, il erre sans but, semble-t-il, à l'écart de tout et de tous. Loin de sa mission et plus loin encore du Graal. Et ce sont les femmes, qu'il hait, méprise et redoute, qui deviennent son ultime et sa plus formidable épreuve...


    première phrase

    "Une heure avant le coucher du soleil, le premier des navires d'Arthur se glissa dans le port breton sur une mer lisse comme du verre."

    avis personnel

    J'ai mis plus de temps que prévu pour lire les suites des aventures de Galaad (rien que 3 ans !^^), et c'est bien dommage, car la lecture a été absolument captivante, malgré quelques longueurs.
    Et pourtant, il y a quelques éléments qui m'ont profondément agacée (et non, il ne s'agit pas de l'antipathique Galaad !). Je m'en vais d'ailleurs les mentionner de suite pour me consacrer ensuite entièrement aux points positifs du roman :
    ♦ certaines scènes sont un peu surjouées juste pour accentuer leur côté mélodramatique (ex. page 160)
    ♦ la volte-face peu convaincante et un peu trop appuyée de deux personnages, en totale incohérence avec leur comportement précédent ou les propos qu'ils ont assénés et répétés à l'envi

    Or donc, comme souligné lors de ma première chronique, l'édition française a découpé l'édition originale en deux tomes. Ce tome-ci comprend les livres deux et trois qui se déroulent respectivement la dernière année du règne d'Arthur Pendragon puis la 7è et 11è année du règne de Constantin (à noter que les noms de certains protagonistes ne sont plus traduits tout à fait comme dans le tome 1).
    Au début du livre, Arthur et ses guerriers se rendent sur le continent pour aider leurs alliés à vaincre les Bourguignons, armés par l'empereur romain. Nous apprenons également que Lancelot a été banni il y a cinq ans pour le meurtre de Gareth, meilleur ami de Galaad et frère de Gauvain qui ne pensent tous deux qu'à le venger. Le Roi souhaite ardemment une réconciliation entre Lancelot et Gauvain, qui accepte seulement de remettre sa vengeance après la bataille, et Galaad, qui lui pardonne finalement la mort de Gareth mais refuse de combattre à ses côtés tant qu'il ne renonce pas à son amour pour la Reine.

     «Galaad, ne peux-tu trouver en toi un cœur de fils ? Il t'aime profondément et tu ne lui rends que du chagrin.»
    (page 18)

    Dans ce tome, l'auteure revient sur certains épisodes qui avaient été abordés, ou juste suggérés dans le précédent, en  nous fournissant cette fois des réponses à nos questions. Enfin presque, car parfois, ces réponses diffèrent selon le personnage qui les donne.
    Nous assistons à la rencontre entre Galaad et son jeune cousin Perceval.
    Aux inimitiés que le fils de Lancelot se créent à cause de ses préjugés et de son intolérance. Ainsi, par ses propos insultants et peu chrétiens, l'adolescent se fait un ennemi mortel de Mordred qui lance une malédiction sur lui :

    «Tu ne connaîtras que ta propre voie. Seul. Indésirable. Ne suivant ni ne menant personne. Sans foyer, ni cœur. L'honneur de ta maison mourra avec ton père qui mérite un meilleur fils toi.»
    (page 85)

    Nous nous rendons compte que, si Lancelot bénéficie de l'admiration sans faille des hommes et des femmes par la noblesse de son comportement, son fils ne paraît pas très apprécié. Quelqu'un insinue même que le Roi ne tolère sa présence à ses côtés que parce qu'il est le fils de Lancelot (page 20). D'ailleurs, Galaad passe pour un fou aux yeux d'un grand nombre à cause de son fanatisme religieux et de son intolérance. C'est pour cette raison, et pour avoir insulté la Reine, que le Roi lui confie la quête du graal et de la lance (alors que cela était apparu comme un honneur dans le tome 1), pour à la fois l'éloigner, lui imposer une pénitence et lui chercher un noble but.

    «Pauvre garçon malheureux ! Si seulement tu avais gardé un peu de pitié dans ton cœur !»
    (page 97)

    Tout le Livre deux et trois porte en fait sur la comparaison entre Lancelot et son fils, au désavantage du dernier qui, malgré son courage et son aspiration à la pureté, se conduit sans honneur à deux reprises : quand il se lance à la poursuite de brigands aux côtés de son père et lors de ses retrouvailles avec Dandrane. La révélation de sa véritable nature va plonger Galaad dans la plus profonde désespérance. Alors qu'il considérait les faiblesses des autres avec le plus grand mépris, comble de l'ironie, il va se retrouver dans leur situation. A partir de ce moment, il va tenter de devenir digne de ce père qu'il a tant haï, en accomplissant son devoir quoiqu'il lui en coûte. Et c'est une fois qu'il croit avoir perdu tout droit à l'estime de ses semblables que Galaad s'humanise enfin, comprenant les souffrances et les états d'âme des autres. Il devient ENFIN sympathique au lecteur ! En perdant son arrogance, Galaad gagne en effet notre compassion. On ne peut  qu'être touché par sa prise de conscience et ses efforts pour s'amender.

    Malgré les conseils avisés de ses mentors, sa route a été longue à la compréhension des autres. L'adolescent s'est souvent mépris sur les motivations de Lancelot, de Guenièvre ou de Mordred, leur prêtant injustement des intentions viles. Mais c'était passionnant de suivre le jeune Galaad dans cette quête initiatique et douloureuse. Le lecteur suit finalement le même chemin que lui et se met à le comprendre. A comprendre que le garçon n'a été qu'une victime de l'enseignement fanatique reçu de sa mère et d'Aidan, le prêtre manipulateur. Secrets et ragots ont empoisonné son enfance et son adolescence, passées loin d'un père dont il ne cherchait finalement qu'à attirer l'attention et l'amour.

    «Suis ton cœur. Telle est la clé de ta quête. Suis ton cœur et tu ne pourras échouer.»
    (page 227)

    J'ai beaucoup aimé la manière dont la figure de Mordred était revisitée. L'auteure  ne le dépeint pas comme le prince maléfique et sournois des versions habituelles. Cependant, elle respecte point par point l'épisode de la traîtrise de Mordred et de la mort d'Arthur mais en les présentant sous un tout autre angle.

    Pour conclure, une revisite du mythe arthurien absolument passionnante. L'écriture très évocatrice de Nancy McKenzie nous immerge totalement à cette époque semi-légendaire tout en se jouant du lecteur qui se perd en conjectures sur les motivations réelles des protagonistes. Car secrets et rumeurs maintiennent longtemps le mystère autour de la vérité. Et même quand celle-ci semble se dévoiler, elle est tributaire du point de vue de celui qui la raconte...
    J'avais peur de détester jusqu'à la fin Galaad mais les épreuves qu'il traverse lui apportent l'humilité et la compassion qui lui faisaient cruellement défaut, le rendant beaucoup plus sympathique. Je laisse d'ailleurs le mot de la fin à ce héros si particulier et que l'on aura mis du temps à aimer :

    «Je ne sais pas ce qu'est le Graal. Je soupçonne qu'il n'est rien de plus qu'un miroir du cœur.»
    (page 400)

    Appréciation :

    note : 5 sur 5

    Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ [saga terminée]

    divers

    Challenge "ABC 2016 - Littératures de l'imaginaire..." de Mariejuliet

    Ma 15ème participation au challenge de Mariejuliet.

    Challenge Légende arthurienne

    Ma 11ème participation au challenge d'Auudrey.

    La rue au Moyen Âge de Jean-Pierre Leguay

    Ma 16ème participation au challenge d'Hérisson -

    Challenge Histoire

     Ma 70ème participation au challenge de Lynnae - rencontre avec Childebert, le roi des Francs

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