• Le Syndrome U.G.A. (l'oeil du calamar) de Gilles Warembourg

    Le Syndrome U.G.A. 'l'oeil du calamar) de Gilles Warembourg

    Merci à

    Livraddict

    et aux éditions

    atria

    pour ce partenariat !

     L'Eclair qui effaçait tout de Philippe Ebly

    Auteur > Gilles Warembourg
    Editeur > Atria
    Collection > Les mondes d'Atria
    Genre > Science-fiction
    Date de parution > 2012
    Nombre de pages > 299

    auteur
    (sources : éditions Atria)

    Le Syndrome U.G.A. (l'oeil du calamar) de Gilles Warembourg   

    Gilles Warembourg est né à Arras en Juillet 1953. Après vingt-cinq ans de vie consacrée à la gestion des entreprises, il rompt brusquement avec le métier d'expert-comptable pour renouer pleinement avec ce qu'il a toujours aimé : écrire...

    Au fil de ses romans et de ses nouvelles, d'intrigues insolites en énigmes, Gilles Warembourg nous livre une lecture du monde parfois sceptique mais sans cesse renouvelée.

    quatrieme de couverture

    Février 2024, Pacifique. Le baleinier Big Fish ramène le corps interminable d’un calamar de vingt mètres de long. Deux jours plus tard, l’équipage entier développe une grippe étrange.
    Janvier 2110. Stone, généticien à Sidney, accède à des fichiers interdits et tente de comprendre la stérilité qui frappe l’humanité. À travers une enquête balayant le 21e siècle, il cherche à comprendre pourquoi il est le benjamin d’une espèce en voie d’extinction et quel rôle décisif a joué ce calamar géant capturé au large des côtes australiennes.
    « De l’œil viendra le salut… »
    Cet ultime message d’un naturaliste fantasque renferme-t-il l’issue de cette crise sans précédent et sans lendemain ?... 

    première phrase

     "La main bistre de Mada serrait la convocation froissée de l'I.A.P.N.*"

     * I.A.P.N.: Institution pour la Préservation des Naissances, département australien

    avis personnel

     Le livre commence en 2075 avec un personnage que nous ne reverrons jamais : Mada Kupka, une femme âgée de 52 ans,  accouche d'un bébé qui lui est enlevé dès la naissance pour être confié à un organisme spécialement chargé de protéger et d'éduquer les enfants regroupés en son sein.
    Nous apprenons très vite que depuis 2040, l'année où la stérilité inter-planétaire a été découverte, une politique nataliste coercitive a été mise en place pour inciter les femmes encore fécondables à procréer, mais ces mesures pour endiguer l'extinction de la race humaine s'avèrent vaines puisqu'en 2110, l'humanité a perdu 2/3 de ses effectifs.
    C'est également en 2110 que nous faisons la connaissance de Stone, généticien de 35 ans d'origine aborigène  (nous supposons qu'il est le fils de Mada). Stone appartient à la dernière génération d'humains vouée à disparaître en 2160. Suite à un dysfonctionnement du système informatique, le jeune homme prend connaissance par hasard d'un fichier interdit daté de 2041 ; il s'agit du témoignage filmé du naturaliste Luke Edwards qui y livre son héritage spirituel. Intrigué par une des phrases d'Edwards qui affirme énigmatiquement que «De l'oeil viendra le salut», Stone se jette à corps perdu dans une enquête qui durera 15 ans !
    Le récit de ses recherches apportera-t-il les réponses aux différentes questions que se posent le lecteur ? Et surtout, apportera-t-il une solution au syndrome qui frappe de stérilité toutes les femmes nées après 2025 ?
    Ou l'espèce humaine est-elle condamnée à disparaître ?

     Vous vous doutez bien que je ne révélerai rien sur la clé de l'énigme ! La seule chose que vous devez savoir est que j'ai trouvé la lecture de ce livre absolument captivante. J'ai adoré le parti pris de l'auteur de nous faire aller et venir dans le temps en fonction des différents protagonistes. De plus, il nous offre en accompagnement de son texte des extraits encyclopédiques, des cartes, lettres, coupures de journaux, fichiers informatiques téléchargés... si bien que l'on a l'impression d'être nous-mêmes au coeur de l'enquête menée par Stone, à la recherche d'explications...

    L'auteur nous offre une vision du monde futur désenchantée et profondément pessimiste, où l'arrogance de l'homme, son complexe de supériorité et son irresponsabilité l'ont précipité à sa propre perte, où les ressources naturelles de la terre n'ont cessé d'être pillées, d'une part pour satisfaire la cupidité des lobbies, d'autre part pour répondre à la natalité galopante de l'humanité, et où le salut de la terre semble passer par l'extinction complète de la race humaine...
    Le pire, c'est que cette vision apocalyptique semble tout à fait plausible (j'ai adoré la thèse du complot mais chut....^^)...

    Concernant les personnages, ils sont tous intéressants tout simplement parce qu'ils ont chacun leur personnalité, la palme revenant au naturaliste misanthrope Luke Edwards aussi fantasque que spirituel et dont les reparties savoureuses m'ont bien fait rire !

    Seul bémol : le passage où Jodie fait un exposé complet sur l'ADN (6 pages) et qui alourdit le récit selon moi.

    Pour conclure, une lecture palpitante sur cette race humaine en pleine perdition, qui a oublié qu'elle ne pouvait pas tout contrôler. Les différents thèmes abordés dans ce livre sont passionnants, et cruellement d'actualité, et l'intrigue bien ficelée ! J'ai adoré être menée en bateau (oui, je sais, il est tout pourri mon jeu de mot ! ^^) par l'auteur, mais je n'en dirai pas plus et emporterai mon secret au fond des océans à l'instar de ces calamars géants...

    Encore merci à Livraddict et aux éditions Atria pour ce partenariat !

    Appréciation :

    note : 4 sur 5

    extrait

     page 40/41 :
    "Edwards reprit sa respiration en marquant une pause.
    «Contre toute attente, le genre humain va disparaître avant les milliers d'autres espèces qu'il menaçait. Quand j'évoquais la septième extinction, j'ignorais bien sûr qu'elle nous intégrerait déjà. Mais finalement, qu'importe que ce soit à l'occasion de la septième ou d'une autre ! Puisque tout a une fin...
    «(...) En ces circonstances où la finitude devient un outil essentiel à la connaissance de nous-mêmes, réduits à disparaître comme les ammonites, les ptérodactyles, les tricératops et tant d'autres, nous avons, vous avez, la chance extraordinaire, unique, dirais-je, de connaître le dénouement. Les calamars, les météorites, les pandémies, les mutations ! Peu importe, puisque la vie continue. Je parierais volontiers qu'elle sera plus belle sans nous."

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  • Commentaires

    1
    Samedi 23 Novembre 2013 à 22:33
    Le Chat du Cheshire
    Il me tente bien !
    2
    Dimanche 1er Décembre 2013 à 10:54

    C'est une lecture très agréable...

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